Même si hier la journée était plutôt morose, le ciel s'est complètement dégagé en début de soirée. Suffisamment tôt pour que l'on puisse prendre notre premier apéro sur la terrasse du salon (emmitouflés dans les plaids, il ne faut pas exagérer non plus) en prenant un bon bain de soleil. Puisque le beau temps persistait, on est partit passer la soirée à Tivoli. Juste histoire de se balader et de vérifier que tout était comme avant. Et oui c'est le cas! Vivement le début de la saison des concerts de musique classique. J'ai hâte.
dimanche 17 avril 2016
On a toujours besoin d'un plus petit que soi
Même si ça arrive rarement quand il s'agit de mes main qu'une certaine personne chère à mon cœur à décrit comme "Pas finies" (Oui maman, je parle de toi :p). C'est certain, j'ai beaucoup de mal à pincer certaines prises à l'escalade et je peine grandement à atteindre une octave sur le piano. Mais à part ça, je le vit plutôt bien.
Ce week-end était dédié à l'aménagement de notre salon. Oui, encore. So on avait une bonne base avec notre canapé, bibliothèque, malle, il manquait quand même toute la partie Hi-fi, consoles, dvd. On avait conservé notre meuble de Courbevoie, il fallait juste percer les trous pour l'installer. Pas de problème, Miklos est un pro de la perceuse, il faut juste vérifier deux fois au moins l'emplacement des marques. L'installation s'est faite sans problème, Miklos a travaillé avec une précision exceptionnelle. Pas un jour, pas un meuble de quinconce. Bref, ça en jette:
Donc oui, ça en jette, si on oublie le bordel de câbles qui gâche un peu la vue. D'autant plus que cela peut se voir depuis l'entrée, il fallait faire quelque chose à ce sujet, et vite! L'option la plus simple était de dissimuler les câbles avec quelques éléments de décorations à placer au dessus du meuble, ou faire un coffrage. La première solution paraissant moins compliquée à faire, on s'est dirigé vers le centre commercial de Fisketorvet qui se trouve à quelques kilomètres de chez nous. Un broutille quand on est en vélo. Notre but: le magasin de bricolage ou le magasin de décoration et, tant qu'on y est, la boutique de Froyo (Frozen yogurt) puisque c'était presque l'heure du goûter et qu'on allait pas se laisser abattre.
Sans trop de surprise, la boutique de bricolage proposait des cadres/tableaux. Mais toujours les mêmes thèmes éculés des paysages New-Yorkais, des tableaux zens avec des fleurs d'Ylang-ylang. Ou pire des paysages sous-marins qui donne plus l'effet visuel d'un métro aux heures de pointes puisque apparemment l'artiste a voulu faire apparaître toute la faune maritime dans un seul tableau. Bref, rien de très engageant.
Nous nous sommes donc dirigés vers notre seconde option, le magasin spécialisé dans la décoration (et extrêmement cher) mais avant, escale à la boutique de craft/travaux manuels, puisque Miklos a encore déchiré son jean et j'avais besoin d'une pièce pour le réparer. (Est ce que j'ai parlé de la quantité de couture que j'ai fait depuis qu'on est arrivé? Alors que je n'avais pas touché à une aiguille en 10 ans, ici j'ai tout à repriser. Miklos dit que c'est une corrélation forte... pff)
Pendant que je récupère la pièce nécessaire et bade un peu devant les tissus proposés dans ce magasin (so darling!), Miklos avise deux canevas blancs. Bon, je suis moyennement convaincue par l'idée de décorer nous même les canevas. J'ai en effet pas vraiment la fibre artistique et Miklos non plus. Mais il arrive quand même à me persuader en disant qu'au pire, les canevas pouvaient rester blanc après tout et nous pouvions prétendre avec conviction que c'est librement inspiré de l’œuvre Carré blanc sur fond blanc de Malevitch. Sans le carré bien entendu.
Adjugé vendu donc, Miklos avait bien prévu son coup et apporté avec lui deux tendeurs pour pouvoir fixer nos achats sur son vélo. Arrivés à la maison, il s'est vite aperçu que la descente des escalier pour aller au garage à vélo aurait été un peu compliqué avec les cadres sur sa plage arrière, il retire donc le sac et je m'occupe de les descendre dans mon panier. Et là pendant que je suis en train de ranger mon vélo, j’entends Miklos grogner très fort.
Un des tendeurs s'était enroulé dans la roue, déraillant complètement la chaîne et s'était bloqué dans un des rayons de la roue. Bref, la cata.
Je vois Miklos s'escrimer en grognant très fort du coup je lui propose de le faire à sa place en avançant deux excellent arguments. Un, j'ai des petits doigts et ça aide pour ce genre de travaux et de deux, j'ai souvenir d'avoir déjà remis en place des chaînes déraillées au moins deux fois. Donc, je suis une professionnelle!
Vélo à l'envers, on travaille doucement et j'arrive enfin à déloger le tendeur qui a bien souffert dans l'histoire! Première étape résolue.
Étape suivante: remettre la chaîne en place. Il m'a fallu un peu de temps pour retrouver la technique (la dernière fois que j'ai fait ça c'était il y a 25 ans au moins, j'étais un peu rouillée), arriver à donner suffisamment de mou pour pouvoir remettre la chaîne sur ses piques, mais après quelques minutes, tadaa! Danny bike est prêt à repartir sur les routes, fièrement!
Et là arrive un nouveau problème. Le vélo est réparé, certes. Mais maintenant il faut rentrer à la maison. Ce qui n'est pas évident quand on a les mains dans cet état:
Mes mains sont définitivement hors d'usage. Heureusement celles de Miklos étaient un peu plus propre. Problème numéro 1: trouver les clef de l'appartement. Miklos essaye de pêcher ses clef qu'il pense être dans la poche de sa veste. Veste claire avec les doigts plein de cambouis, bonne idée n'est ce pas. Sauf que non, pas de clef facilement atteignable. On décide donc de plutôt piocher les clef qui sont dans mon sac. On l'ouvre tant bien que mal, on le retourne en le saisissant avec les coudes et on vide le contenu sur le sol. Mes clef sont là. Miklos peut s'en saisir et aller à la maison se laver les mains pendant que j’attends tranquillement son retour puisque l'on a pas mal de trucs à remonter.
Comme le disait Miklos avec philosophie: "Il fallait bien faire la connerie au moins une fois!" et au moins pour le coup, mes petites mains pas finies ont bien été utile. Reste la grande question: qu'est ce qu'on met sur les canevas?
Ce week-end était dédié à l'aménagement de notre salon. Oui, encore. So on avait une bonne base avec notre canapé, bibliothèque, malle, il manquait quand même toute la partie Hi-fi, consoles, dvd. On avait conservé notre meuble de Courbevoie, il fallait juste percer les trous pour l'installer. Pas de problème, Miklos est un pro de la perceuse, il faut juste vérifier deux fois au moins l'emplacement des marques. L'installation s'est faite sans problème, Miklos a travaillé avec une précision exceptionnelle. Pas un jour, pas un meuble de quinconce. Bref, ça en jette:
Les murs sont encore un peu vide, mais on y travaille.
Donc oui, ça en jette, si on oublie le bordel de câbles qui gâche un peu la vue. D'autant plus que cela peut se voir depuis l'entrée, il fallait faire quelque chose à ce sujet, et vite! L'option la plus simple était de dissimuler les câbles avec quelques éléments de décorations à placer au dessus du meuble, ou faire un coffrage. La première solution paraissant moins compliquée à faire, on s'est dirigé vers le centre commercial de Fisketorvet qui se trouve à quelques kilomètres de chez nous. Un broutille quand on est en vélo. Notre but: le magasin de bricolage ou le magasin de décoration et, tant qu'on y est, la boutique de Froyo (Frozen yogurt) puisque c'était presque l'heure du goûter et qu'on allait pas se laisser abattre.
Sans trop de surprise, la boutique de bricolage proposait des cadres/tableaux. Mais toujours les mêmes thèmes éculés des paysages New-Yorkais, des tableaux zens avec des fleurs d'Ylang-ylang. Ou pire des paysages sous-marins qui donne plus l'effet visuel d'un métro aux heures de pointes puisque apparemment l'artiste a voulu faire apparaître toute la faune maritime dans un seul tableau. Bref, rien de très engageant.
Nous nous sommes donc dirigés vers notre seconde option, le magasin spécialisé dans la décoration (et extrêmement cher) mais avant, escale à la boutique de craft/travaux manuels, puisque Miklos a encore déchiré son jean et j'avais besoin d'une pièce pour le réparer. (Est ce que j'ai parlé de la quantité de couture que j'ai fait depuis qu'on est arrivé? Alors que je n'avais pas touché à une aiguille en 10 ans, ici j'ai tout à repriser. Miklos dit que c'est une corrélation forte... pff)
Pendant que je récupère la pièce nécessaire et bade un peu devant les tissus proposés dans ce magasin (so darling!), Miklos avise deux canevas blancs. Bon, je suis moyennement convaincue par l'idée de décorer nous même les canevas. J'ai en effet pas vraiment la fibre artistique et Miklos non plus. Mais il arrive quand même à me persuader en disant qu'au pire, les canevas pouvaient rester blanc après tout et nous pouvions prétendre avec conviction que c'est librement inspiré de l’œuvre Carré blanc sur fond blanc de Malevitch. Sans le carré bien entendu.
Adjugé vendu donc, Miklos avait bien prévu son coup et apporté avec lui deux tendeurs pour pouvoir fixer nos achats sur son vélo. Arrivés à la maison, il s'est vite aperçu que la descente des escalier pour aller au garage à vélo aurait été un peu compliqué avec les cadres sur sa plage arrière, il retire donc le sac et je m'occupe de les descendre dans mon panier. Et là pendant que je suis en train de ranger mon vélo, j’entends Miklos grogner très fort.
Un des tendeurs s'était enroulé dans la roue, déraillant complètement la chaîne et s'était bloqué dans un des rayons de la roue. Bref, la cata.
Je vois Miklos s'escrimer en grognant très fort du coup je lui propose de le faire à sa place en avançant deux excellent arguments. Un, j'ai des petits doigts et ça aide pour ce genre de travaux et de deux, j'ai souvenir d'avoir déjà remis en place des chaînes déraillées au moins deux fois. Donc, je suis une professionnelle!
Vélo à l'envers, on travaille doucement et j'arrive enfin à déloger le tendeur qui a bien souffert dans l'histoire! Première étape résolue.
Étape suivante: remettre la chaîne en place. Il m'a fallu un peu de temps pour retrouver la technique (la dernière fois que j'ai fait ça c'était il y a 25 ans au moins, j'étais un peu rouillée), arriver à donner suffisamment de mou pour pouvoir remettre la chaîne sur ses piques, mais après quelques minutes, tadaa! Danny bike est prêt à repartir sur les routes, fièrement!
Et là arrive un nouveau problème. Le vélo est réparé, certes. Mais maintenant il faut rentrer à la maison. Ce qui n'est pas évident quand on a les mains dans cet état:
Il est pas beau notre garage à vélo? Ce serait dommage de le salir!
Mes mains sont définitivement hors d'usage. Heureusement celles de Miklos étaient un peu plus propre. Problème numéro 1: trouver les clef de l'appartement. Miklos essaye de pêcher ses clef qu'il pense être dans la poche de sa veste. Veste claire avec les doigts plein de cambouis, bonne idée n'est ce pas. Sauf que non, pas de clef facilement atteignable. On décide donc de plutôt piocher les clef qui sont dans mon sac. On l'ouvre tant bien que mal, on le retourne en le saisissant avec les coudes et on vide le contenu sur le sol. Mes clef sont là. Miklos peut s'en saisir et aller à la maison se laver les mains pendant que j’attends tranquillement son retour puisque l'on a pas mal de trucs à remonter.
Comme le disait Miklos avec philosophie: "Il fallait bien faire la connerie au moins une fois!" et au moins pour le coup, mes petites mains pas finies ont bien été utile. Reste la grande question: qu'est ce qu'on met sur les canevas?
lundi 11 avril 2016
Bastard café, Mobile pay et Botler!
S'il y a un endroit où que je fréquente régulièrement et qui aurait des chances de plaire à pas mal d'entre vous, c'est bien le Bastard café. C'est un lieu dédié aux jeux de sociétés, avec un bon choix en boisson (méfiez vous de leur chocolat chaud... c'est au moins du 1000 Kcal l'unité) et plein, plein, plein de jeux. Certains en libre accès d'autre étant bien sûr réservés aux membres ou alors accessible contre paiement. Mais considérant le prix de l'adhésion annuelle (150 DKK soit a peine 20 euros) et sachant que ça inclut un invité, c'est vite intéressant sachant qu'ils ont mis plus de 800 jeux à notre disposition.
Et quand on ne connaît guère que le Monopoly, 800 jeux c'est beaucoup! Donc pour nous aider un peu, il y a des gourous aka du personnel bénévole comme mon ami Morten, qui peuvent vous aider à trouver un jeu qui vous correspond. Et si vous n'avez pas envie de parler à des inconnus, il y a toujours la possibilité de télécharger l'appli Bastard, qui va vous donner la liste des jeux disponibles que l'on peut filtrer par leur niveau de difficulté, le nombre de joueurs requis, le temps moyen d'une partie et qui vous indique même où le jeu choisi est rangé.
Pour le moment j'ai pu tester:
L'ambiance est généralement très conviviale. Vous êtes tout seul? Pas de problèmes, il y a toujours moyen de s'ajouter à une table. Il vous manque quelqu'un pour votre partie de Monopoly? Récupérez un petit drapeau "Recherche d'un joueur" et quelqu'un viendra sûrement vous rejoindre. N'espérez pas trouver dans le Bastard un café secret que l'on ne connais que par le bouche à oreille, ce café est extrêmement populaire et a une clientèle (et du personnel) internationale. En plus de Danois, j'ai joué avec des Grecs qui ont beaucoup ri de nos mésaventures à Kalamata, la ville d'où l'on ne sort jamais. Mais aussi des Belges, Suédois, Australiens et bien d'autres.
C'est là bas que j'ai découvert l’existence de Mobile Pay dont le concept m'a été ensuite expliqué par Morten. Mobile pay est une appli crée par Dansk Bank, leur concept est simplissime, faire qu'un virement soit aussi simple que d'envoyer un SMS. Et dans la pratique c'est plutôt réussi:
Ouvrez l'application, tapez votre code secret, le numéro de téléphone de la personne/société que vous voulez payer, le montant et validez! Le virement est partit.
Ce qui nous a bien dépanné lorsque Miklos avait bien reçu sa carte bancaire mais pas encore son code, et que faire les courses étaient un peu problématique vu les frais engendrés par nos cartes Françaises. En effet, non seulement l'appli est très utile pour les petites transactions entre particuliers mais ça marche aussi très bien pour faire les courses puisque beaucoup de sociétés/supermarchés acceptent Mobile pay comme moyen de paiement. On paye généralement nos consos à Copenhagen boulders depuis Mobile pay par exemple.
Imaginez à quel point ça m'aurait été grandement utile lors de la vente des meubles lors de notre déménagement, pas besoin de passer par des chèques ou du liquide, un swipe et c'est payé. Pareil pour les cadeaux d'anniversaire groupés, les restos à rembourser. La beauté de la chose? elle fonctionne également avec les comptes ouverts dans d'autres banques Danoises. Quand je compare ce système à celui de ma banque Française, je comprend que les chèques sont encore en vie. Demander un RIB à la personne à qui l'on veut faire son virement, l'inscrire comme bénéficiaire, attendre deux jours pour qu'il soit enregistré et là seulement on peut faire son virement. C'est long pour des petits transferts d'argent.
On peut donc payer via Mobile pay au Bastard en plus des moyens de paiement traditionnels, mais vient également de sortir l'application Botler. Pour le moment elle n'est disponible que pour le Bastard, avec un crash test très réussi à Fastaval, mais je vois bien le système s'étendre rapidement dans d'autres bars/cafés. Le système est simple:
* Vous êtes en train de jouer à une longue partie d'un jeu de société, vous ne pouvez pas vraiment quitter la table sans manquer de rater quelque chose ou de bloquer tout le monde, mais vous avez vraiment envie de boire quelque chose?
* Il y a une grande queue au bar et vous n'avez pas envie de rester debout pendant trois plombes?
* Vous êtes juste paresseux? :p
Botler est là pour vous! Vous choisissez votre boisson directement sur votre mobile, indiquez votre numéro de table, payez directement depuis l'application via Mobile pay et vous n'avez plus qu'à attendre votre commande qui arrivera sous peu à votre table. Vous avez même la possibilité de voir l'état de votre commande pour être sûrs qu'on ne vous oublie pas (Non lu- Lu - en cours...)
Bref, c'est pratique. Miklos a bien profité de Botler pour nos commandes la dernière fois même si il a eu du mal avec le numéro de notre table. Oui, un 9 n'est qu'un 6 à l'envers, mais quand même. ^^'
Et quand on ne connaît guère que le Monopoly, 800 jeux c'est beaucoup! Donc pour nous aider un peu, il y a des gourous aka du personnel bénévole comme mon ami Morten, qui peuvent vous aider à trouver un jeu qui vous correspond. Et si vous n'avez pas envie de parler à des inconnus, il y a toujours la possibilité de télécharger l'appli Bastard, qui va vous donner la liste des jeux disponibles que l'on peut filtrer par leur niveau de difficulté, le nombre de joueurs requis, le temps moyen d'une partie et qui vous indique même où le jeu choisi est rangé.
Pour le moment j'ai pu tester:
- 7 wonders: duel
- Battle sheep (bien plus tactique qu'il en a l'air!)
- Sherif of Nottingam (pour faire du Roleplay avec les cousins grecs, hilarant)
- Codenames qui était en démo. Un de ceux que j'ai le moins aimé
- Patchwork petit jeu pour deux personnes.
L'ambiance est généralement très conviviale. Vous êtes tout seul? Pas de problèmes, il y a toujours moyen de s'ajouter à une table. Il vous manque quelqu'un pour votre partie de Monopoly? Récupérez un petit drapeau "Recherche d'un joueur" et quelqu'un viendra sûrement vous rejoindre. N'espérez pas trouver dans le Bastard un café secret que l'on ne connais que par le bouche à oreille, ce café est extrêmement populaire et a une clientèle (et du personnel) internationale. En plus de Danois, j'ai joué avec des Grecs qui ont beaucoup ri de nos mésaventures à Kalamata, la ville d'où l'on ne sort jamais. Mais aussi des Belges, Suédois, Australiens et bien d'autres.
C'est là bas que j'ai découvert l’existence de Mobile Pay dont le concept m'a été ensuite expliqué par Morten. Mobile pay est une appli crée par Dansk Bank, leur concept est simplissime, faire qu'un virement soit aussi simple que d'envoyer un SMS. Et dans la pratique c'est plutôt réussi:
Ouvrez l'application, tapez votre code secret, le numéro de téléphone de la personne/société que vous voulez payer, le montant et validez! Le virement est partit.
Ce qui nous a bien dépanné lorsque Miklos avait bien reçu sa carte bancaire mais pas encore son code, et que faire les courses étaient un peu problématique vu les frais engendrés par nos cartes Françaises. En effet, non seulement l'appli est très utile pour les petites transactions entre particuliers mais ça marche aussi très bien pour faire les courses puisque beaucoup de sociétés/supermarchés acceptent Mobile pay comme moyen de paiement. On paye généralement nos consos à Copenhagen boulders depuis Mobile pay par exemple.
Imaginez à quel point ça m'aurait été grandement utile lors de la vente des meubles lors de notre déménagement, pas besoin de passer par des chèques ou du liquide, un swipe et c'est payé. Pareil pour les cadeaux d'anniversaire groupés, les restos à rembourser. La beauté de la chose? elle fonctionne également avec les comptes ouverts dans d'autres banques Danoises. Quand je compare ce système à celui de ma banque Française, je comprend que les chèques sont encore en vie. Demander un RIB à la personne à qui l'on veut faire son virement, l'inscrire comme bénéficiaire, attendre deux jours pour qu'il soit enregistré et là seulement on peut faire son virement. C'est long pour des petits transferts d'argent.
On peut donc payer via Mobile pay au Bastard en plus des moyens de paiement traditionnels, mais vient également de sortir l'application Botler. Pour le moment elle n'est disponible que pour le Bastard, avec un crash test très réussi à Fastaval, mais je vois bien le système s'étendre rapidement dans d'autres bars/cafés. Le système est simple:
* Vous êtes en train de jouer à une longue partie d'un jeu de société, vous ne pouvez pas vraiment quitter la table sans manquer de rater quelque chose ou de bloquer tout le monde, mais vous avez vraiment envie de boire quelque chose?
* Il y a une grande queue au bar et vous n'avez pas envie de rester debout pendant trois plombes?
* Vous êtes juste paresseux? :p
Botler est là pour vous! Vous choisissez votre boisson directement sur votre mobile, indiquez votre numéro de table, payez directement depuis l'application via Mobile pay et vous n'avez plus qu'à attendre votre commande qui arrivera sous peu à votre table. Vous avez même la possibilité de voir l'état de votre commande pour être sûrs qu'on ne vous oublie pas (Non lu- Lu - en cours...)
Bref, c'est pratique. Miklos a bien profité de Botler pour nos commandes la dernière fois même si il a eu du mal avec le numéro de notre table. Oui, un 9 n'est qu'un 6 à l'envers, mais quand même. ^^'
Libellés :
sorties
Pays/territoire :
Copenhagen, Denmark
vendredi 8 avril 2016
Nej tak! Le retour de la vengeance
Donc, on a bien reçu notre joli autocollant "Nej tak" que je me suis empressée de coller au bon endroit sur notre boite aux lettres. Une bonne chose de faite, on se frotte les mains en se félicitant et on retourne vaquer à ses occupations!
Le lendemain, pas de pub, la boite au lettre est vide d'arbre morts, joie et patate douce, tout va pour le mieux au beau pays du Danemark. Et puis un jour on ouvre sa boite... Pour constater qu'elle est pleine de publicités. On essaye de ne pas paniquer, le gars à la poste avait bien prévenu que ça pouvait prendre un peu de temps pour que le système se mette en place.
Et puis aujourd'hui j'ai relevé mon courrier.
J'exagère un peu, il y a aussi les publicités d'hier. Toujours est il que cette pile énorme s'est formée en deux jours. Donc heureusement ce n'est pas tout les jours, chose que l'on a appris à nos dépends en ayant crié victoire trop tôt. Mais c'est CLAIREMENT abusé surtout qu'on a bien collé notre "Nej tak" quand même.
Donc, comme d'habitude c'est l'heure de l’enquête pour la détective Marlène. J'ai commencé par interviewer le premier suspect: le postier. De son coté, il ne peut rien faire. Chaque lot de publicités sont en effet à notre adresse (étage et numéro de porte compris) et au final n'a pas à réfléchir ou à mettre les pubs à la poubelle si il voit un Nej tak. Les publicités sont gérées en amont par la poste mais aussi par d'autre sociétés! Il m'indique une pile (la plus grosse en plus) qui ne dépend pas de la poste mais d'une société privée, FK distribution.
Soit.
J'ai donc deux cas à résoudre. Le premier c'est celui de la Poste qui persiste à m'envoyer des publicités, le second étant celui de FK distribution. Comme ils ont gentiment donné l'adresse de leur site internet (et qu'ils ont réussi à livrer en une fois plus que la Poste en une semaine) qui bien entendu est intégralement en Danois.
Bon.
Avec mes bases de Danois et l'aide précieuse de mon assistant du jour Google translate j'essaye de trouver où se désinscrire de leur liste de distribution. Et j'ai beau fouiller le site dans tous les sens, rien à faire, je trouve juste un petit encart "Réclamations" dont l'intitulé est "Vous n'avez pas reçu vos publicités? Cliquez ici!" Un peu l'inverse de ce que je veux faire. Douce ironie.
Je pars donc sur Google, chercher des réponses à mes interrogations et là, je tombe sur leur page Trustpilot (coucou Miklos!) sans gros étonnement, ils sont notés une étoile. Certains (des masochistes sans doute) se plaignent certes de ne pas avoir reçu leur publicités, mais une très grosse majorité sont comme moi et se plaignent d'en recevoir malgré le Nej tak! Heureusement (mais sans doute pas pour elle) quelqu'un se charge de répondre à toutes les plaintes et donne un lien vers le service réclamation qui apparemment ne sert pas uniquement à se plaindre de ne pas avoir reçu les publicités. Sournois, n'est il pas.
J'ai donc immédiatement écrit une petite réclamation leur demandant de retirer notre adresse de leur liste. J'espère vivement que cela suffira de leur coté, mais au fond, je suis presque sûre que je suis loin d'en avoir terminé avec ces publicités.
Affaire à suivre.
Le lendemain, pas de pub, la boite au lettre est vide d'arbre morts, joie et patate douce, tout va pour le mieux au beau pays du Danemark. Et puis un jour on ouvre sa boite... Pour constater qu'elle est pleine de publicités. On essaye de ne pas paniquer, le gars à la poste avait bien prévenu que ça pouvait prendre un peu de temps pour que le système se mette en place.
Et puis aujourd'hui j'ai relevé mon courrier.
De quoi faire démarrer la cheminée qu'on a pas tout l'hiver!
J'exagère un peu, il y a aussi les publicités d'hier. Toujours est il que cette pile énorme s'est formée en deux jours. Donc heureusement ce n'est pas tout les jours, chose que l'on a appris à nos dépends en ayant crié victoire trop tôt. Mais c'est CLAIREMENT abusé surtout qu'on a bien collé notre "Nej tak" quand même.
Donc, comme d'habitude c'est l'heure de l’enquête pour la détective Marlène. J'ai commencé par interviewer le premier suspect: le postier. De son coté, il ne peut rien faire. Chaque lot de publicités sont en effet à notre adresse (étage et numéro de porte compris) et au final n'a pas à réfléchir ou à mettre les pubs à la poubelle si il voit un Nej tak. Les publicités sont gérées en amont par la poste mais aussi par d'autre sociétés! Il m'indique une pile (la plus grosse en plus) qui ne dépend pas de la poste mais d'une société privée, FK distribution.
Soit.
J'ai donc deux cas à résoudre. Le premier c'est celui de la Poste qui persiste à m'envoyer des publicités, le second étant celui de FK distribution. Comme ils ont gentiment donné l'adresse de leur site internet (et qu'ils ont réussi à livrer en une fois plus que la Poste en une semaine) qui bien entendu est intégralement en Danois.
Bon.
Avec mes bases de Danois et l'aide précieuse de mon assistant du jour Google translate j'essaye de trouver où se désinscrire de leur liste de distribution. Et j'ai beau fouiller le site dans tous les sens, rien à faire, je trouve juste un petit encart "Réclamations" dont l'intitulé est "Vous n'avez pas reçu vos publicités? Cliquez ici!" Un peu l'inverse de ce que je veux faire. Douce ironie.
Je pars donc sur Google, chercher des réponses à mes interrogations et là, je tombe sur leur page Trustpilot (coucou Miklos!) sans gros étonnement, ils sont notés une étoile. Certains (des masochistes sans doute) se plaignent certes de ne pas avoir reçu leur publicités, mais une très grosse majorité sont comme moi et se plaignent d'en recevoir malgré le Nej tak! Heureusement (mais sans doute pas pour elle) quelqu'un se charge de répondre à toutes les plaintes et donne un lien vers le service réclamation qui apparemment ne sert pas uniquement à se plaindre de ne pas avoir reçu les publicités. Sournois, n'est il pas.
J'ai donc immédiatement écrit une petite réclamation leur demandant de retirer notre adresse de leur liste. J'espère vivement que cela suffira de leur coté, mais au fond, je suis presque sûre que je suis loin d'en avoir terminé avec ces publicités.
Affaire à suivre.
mercredi 6 avril 2016
Oi kimchi
Je sais, mon départ de France à fait pousser quelques hurlements de douleurs à certains estomacs qui s'étaient habitués à mes délires culinaires. On m'a même réclamé des recettes, que je ne donne pas si facilement pour la simple et bonne raison que je n'en ai pas. Je fais généralement avec l'inspiration du moment, ce qui traine dans mes placards. Avec beaucoup de pifomètre et des "tests qualités" au fur et à mesure de la fabrication du plat. Donner des recettes exactes est donc un peu compliqué!
Hier était ma journée "Préparons notre stock de Kimchi". Pour ceux qui ne conaissent pas, le kimchi est du chou fermenté épicé Coréen, c'est un plat traditionnel qui est généralement servi en plus d'un plat pendant un repas. C'est apparement très sain et c'est aussi très bon. Je dis chou au sens large, puisque l'on peut utiliser du chou chinois, du chou blanc, du chou vert mais également du radis, du navet, du concombre...
Comme il faut au minimum 3 jours de fermentation avant de pouvoir pleinement apprécier son kimchi, j'ai décidé de préparer en même temps un kimchi qui lui est consommable rapidement: le Oi kimchi ou le kimchi de concombre.
Comme je fais généralement avec ce que j'ai, la recette en question n'est sans doute pas très traditionelle. Et j'aurai probablement pas fait cette recette à l'identique en France puisque j'aurai sans doute eu d'autres ingrédients sous la main.

J'ai donc utilisé:
En France, j'utilisais rarement de l'oignon nouveau parce qu'ils étaient étonnement difficile à trouver! A la place j'utilisais du vert de poireau ou de la ciboule ou juste de la ciboulette pour donner la touche de couleur verte. Ici, ça se trouve sans problèmes dans n'importe quel supermarché.
Le piment en poudre.. c'est compliqué. Les Parisiens trouveront ça sans problème au supermarché Coréen ACE à coté de 4 Septembre (prenez le coarse, pas le fin) , pour les autres, il va sans doute falloir ruser. Je verrai bien une purée de poivron rouge rehaussée d'un peu de piment d'Espelette pour le piquant. Cela donnerai probablement un Kimchi beaucoup plus doux et qui conviendrai mieux aux palais qui n'ont pas l'habitude des épices.

On coupe le concombre en tronçons de 3 ou 4 cm. Puis en 8.
Saler uniformément les morceaux puis les laisser dégorger dans une passoire pendant 30 à 40 minutes.
Une fois dégorgés, mettre les concombres dans un grand bol et ajouter:
Mélanger le tout et laisser reposer au moins une demi heure avant de consommer. Ne vous inquiétez pas si le mélange à l'air un peu sec, l'humidité du concombre va rapidement résoudre le problème. Nous l'avons mangé avec du riz, mais le Oi kimchi peut parfaitement être servi seul, en apéritif par exemple.
Contrairement au Kimchi, le Oi kimchi doit être mangé dans les trois jours. Prévoir les quantités en conséquences.
Hier était ma journée "Préparons notre stock de Kimchi". Pour ceux qui ne conaissent pas, le kimchi est du chou fermenté épicé Coréen, c'est un plat traditionnel qui est généralement servi en plus d'un plat pendant un repas. C'est apparement très sain et c'est aussi très bon. Je dis chou au sens large, puisque l'on peut utiliser du chou chinois, du chou blanc, du chou vert mais également du radis, du navet, du concombre...
Comme il faut au minimum 3 jours de fermentation avant de pouvoir pleinement apprécier son kimchi, j'ai décidé de préparer en même temps un kimchi qui lui est consommable rapidement: le Oi kimchi ou le kimchi de concombre.
Ici servi avec du riz sauté au bacon et oignons
Comme je fais généralement avec ce que j'ai, la recette en question n'est sans doute pas très traditionelle. Et j'aurai probablement pas fait cette recette à l'identique en France puisque j'aurai sans doute eu d'autres ingrédients sous la main.

J'ai donc utilisé:
- Un concombre taille moyenne
- Du gingembre frais
- Un demi oignon
- De l'ail, 4 gousses
- Des oignons cébettes/nouveaux, 4
- Du sel
- Du piment en poudre, une bonne cuillère à soupe (rappel: le piment que j'achète n'est pas moulu fin! réduire les doses en conséquences)
En France, j'utilisais rarement de l'oignon nouveau parce qu'ils étaient étonnement difficile à trouver! A la place j'utilisais du vert de poireau ou de la ciboule ou juste de la ciboulette pour donner la touche de couleur verte. Ici, ça se trouve sans problèmes dans n'importe quel supermarché.
Le piment en poudre.. c'est compliqué. Les Parisiens trouveront ça sans problème au supermarché Coréen ACE à coté de 4 Septembre (prenez le coarse, pas le fin) , pour les autres, il va sans doute falloir ruser. Je verrai bien une purée de poivron rouge rehaussée d'un peu de piment d'Espelette pour le piquant. Cela donnerai probablement un Kimchi beaucoup plus doux et qui conviendrai mieux aux palais qui n'ont pas l'habitude des épices.

On coupe le concombre en tronçons de 3 ou 4 cm. Puis en 8.
Saler uniformément les morceaux puis les laisser dégorger dans une passoire pendant 30 à 40 minutes.
Une fois dégorgés, mettre les concombres dans un grand bol et ajouter:
- L'oignon coupé fin
- Le gingembre émincé
- L'ail émincé
- L'oignon nouveau coupé fin en diagonale
- Le piment
Mélanger le tout et laisser reposer au moins une demi heure avant de consommer. Ne vous inquiétez pas si le mélange à l'air un peu sec, l'humidité du concombre va rapidement résoudre le problème. Nous l'avons mangé avec du riz, mais le Oi kimchi peut parfaitement être servi seul, en apéritif par exemple.
Contrairement au Kimchi, le Oi kimchi doit être mangé dans les trois jours. Prévoir les quantités en conséquences.
mardi 5 avril 2016
Bibliothèque
Dès que l'on a commencé à préparer notre déménagement, on a décidé de suivre une ligne directrice simple: réduire nos possessions au maximum. Après 10 ans à Courbevoie, on se doutait bien que l'on allait avoir beaucoup de possessions qui ne seraient qu'un bagage inutile à emmener avec nous an Danemark. Il fallait donc y passer et s'attaquer au tri de la bibliothèque.
Oui, je vois bien votre regard outré, c'est limite ancré en nous: on ne se débarrasse pas de livre. Jamais.
C'est un sacrilège, une hérésie, C'EST LE MAL! On peut même poser son point Godwin en disant que c'est un truc que les Nazis font. Et j'étais bien d'accord avec le principe. Les livres, ça a un petit coté sacré et l'idée même de s'en débarrasser, ça pique un peu au cœur. Il faut dire que j'aime les livres. Je me suis souvent dit que j'aimerai une pièce dédiée pour les livres, une petite librairie personnelle, avec une de ces grandes fenêtres qui possèdent un rebord à l’intérieur, une grande alcôve couverte de coussins pour bouquiner tranquillement tout en regardant dehors la neige tomber en sirotant un bon chocolat chaud. Oh, et une cheminée avec un feu de bois qui crépite doucement bien entendu. (nous allons éviter les marshmallow grillés au feu de bois, vu qu'il m'arrive d'oublier de boire mon thé pendant des heures, les marshmallow finiraient sous forme de charbon)
Bon, non seulement j'ai des envies assez spécifique au niveau du climat mais également un peu dépassées. Je préfère maintenant le thé au chocolat après tout. Il était donc peut être temps de revoir ma relation avec mes livres et d'accepter le fait douloureux de ne pas garder la totalité de ma bibliothèque. Je me suis donc fait un petit algorithme très simple pour faire un premier tri.
Ais-je déjà lu le livre?
Si oui, est-ce que j'ai envie de le relire
Si non, est ce que je compte le lire dans les 3 prochains mois.
Si je l'ai lu et que je compte bien le relire: Je garde
Si je ne l'ai pas lu mais que je compte le lire dans les 3 prochains mois, pour de vrai, juré: Je garde en me faisant la promesse que si je n'y ai pas touché dans 3 mois, je le donne. C'est un peu la partie la plus difficile à trier, même si on sait très bien que l'on ne lira jamais ce livre qui traîne sur nos étagères depuis des années, le donner c'est un peu s'avouer vaincu.
Dans tous les autres cas: je donne. Il n'y a que peu d’intérêt de garder des livres que je ne compte pas lire ou relire, et à part pour certains ouvrages rares ou plus édités, la plupart des livres peuvent se trouver facilement sur Amazon ou en librairie. Dans tous les cas, on peut se donner bonne conscience en se disant que vider la bibliothèque permet de faire de la place pour de nouveaux livres!
J'ai donc fait un énorme tri avant de partir, j'en ai vendu une petite partie, légué le plus gros à Blocbuster, offert quelques collections de manga à mes petites cousines pour Noël, bref je pensais avoir été très raisonnable avec la quantité de livre que je gardais, avec les livres de Miklos (qui a suivi plus ou moins des préceptes similaires), on s'en sortait avec trois petit cartons de livres.
Comme on s'y est pris très tôt (j'ai fais ces cartons dès que Mikos est partit au Brésil) Les livres étaient stockés depuis belle lurette, et si j'ai eu envie d'en relire quelques uns durant cette période, c'était globalement toujours les même (Pratchett ou Tolkien) du coup quand j'ai ouvert mes cartons de livres, je me suis souvent retrouvée à m'écrier:
Mais pourquoi j'ai gardé ça!?
Pour reprendre les termes utilisés dans la méthode Konmari (si vous ne connaissez pas cette méthode de tri super à la mode en ce moment, c'est que vous n'êtes pas assez sur internet) certains des livres qui avaient fait le voyage "didn't spark joy", en gros je n'étais pas contente de les revoir. Bref, dans les 3 cartons de livres que j'ai emmenés, à peine un carton et demi me faisait plaisir à revoir.
Bon, tant mieux, avec aussi peu de livres (relativement) j'ai pu m'inspirer très librement de la bibliothèque d'un ami (coucou Keiichi). Même si il lit beaucoup, sa bibliothèque est très minimaliste et les livres sont mis en valeur par leur disposition. DOnc, voilà notre bibliothèque minimaliste, au programme du Pratchett, du Tolkien, du Paasilinna, du Pennac. Des livres en Français, Anglais, Finnois, Portugais. De la fiction, de la fantaisie, de la philosophie, des mathématiques, des ouvrages de références, des livres pour décorer, des BD. Des livres pour enfants et adultes. Minimaliste mais au final assez varié!
Oui, je vois bien votre regard outré, c'est limite ancré en nous: on ne se débarrasse pas de livre. Jamais.
C'est un sacrilège, une hérésie, C'EST LE MAL! On peut même poser son point Godwin en disant que c'est un truc que les Nazis font. Et j'étais bien d'accord avec le principe. Les livres, ça a un petit coté sacré et l'idée même de s'en débarrasser, ça pique un peu au cœur. Il faut dire que j'aime les livres. Je me suis souvent dit que j'aimerai une pièce dédiée pour les livres, une petite librairie personnelle, avec une de ces grandes fenêtres qui possèdent un rebord à l’intérieur, une grande alcôve couverte de coussins pour bouquiner tranquillement tout en regardant dehors la neige tomber en sirotant un bon chocolat chaud. Oh, et une cheminée avec un feu de bois qui crépite doucement bien entendu. (nous allons éviter les marshmallow grillés au feu de bois, vu qu'il m'arrive d'oublier de boire mon thé pendant des heures, les marshmallow finiraient sous forme de charbon)
Bon, non seulement j'ai des envies assez spécifique au niveau du climat mais également un peu dépassées. Je préfère maintenant le thé au chocolat après tout. Il était donc peut être temps de revoir ma relation avec mes livres et d'accepter le fait douloureux de ne pas garder la totalité de ma bibliothèque. Je me suis donc fait un petit algorithme très simple pour faire un premier tri.
Ais-je déjà lu le livre?
Si oui, est-ce que j'ai envie de le relire
Si non, est ce que je compte le lire dans les 3 prochains mois.
Si je l'ai lu et que je compte bien le relire: Je garde
Si je ne l'ai pas lu mais que je compte le lire dans les 3 prochains mois, pour de vrai, juré: Je garde en me faisant la promesse que si je n'y ai pas touché dans 3 mois, je le donne. C'est un peu la partie la plus difficile à trier, même si on sait très bien que l'on ne lira jamais ce livre qui traîne sur nos étagères depuis des années, le donner c'est un peu s'avouer vaincu.
Dans tous les autres cas: je donne. Il n'y a que peu d’intérêt de garder des livres que je ne compte pas lire ou relire, et à part pour certains ouvrages rares ou plus édités, la plupart des livres peuvent se trouver facilement sur Amazon ou en librairie. Dans tous les cas, on peut se donner bonne conscience en se disant que vider la bibliothèque permet de faire de la place pour de nouveaux livres!
J'ai donc fait un énorme tri avant de partir, j'en ai vendu une petite partie, légué le plus gros à Blocbuster, offert quelques collections de manga à mes petites cousines pour Noël, bref je pensais avoir été très raisonnable avec la quantité de livre que je gardais, avec les livres de Miklos (qui a suivi plus ou moins des préceptes similaires), on s'en sortait avec trois petit cartons de livres.
Comme on s'y est pris très tôt (j'ai fais ces cartons dès que Mikos est partit au Brésil) Les livres étaient stockés depuis belle lurette, et si j'ai eu envie d'en relire quelques uns durant cette période, c'était globalement toujours les même (Pratchett ou Tolkien) du coup quand j'ai ouvert mes cartons de livres, je me suis souvent retrouvée à m'écrier:
Mais pourquoi j'ai gardé ça!?
Pour reprendre les termes utilisés dans la méthode Konmari (si vous ne connaissez pas cette méthode de tri super à la mode en ce moment, c'est que vous n'êtes pas assez sur internet) certains des livres qui avaient fait le voyage "didn't spark joy", en gros je n'étais pas contente de les revoir. Bref, dans les 3 cartons de livres que j'ai emmenés, à peine un carton et demi me faisait plaisir à revoir.
Bon, tant mieux, avec aussi peu de livres (relativement) j'ai pu m'inspirer très librement de la bibliothèque d'un ami (coucou Keiichi). Même si il lit beaucoup, sa bibliothèque est très minimaliste et les livres sont mis en valeur par leur disposition. DOnc, voilà notre bibliothèque minimaliste, au programme du Pratchett, du Tolkien, du Paasilinna, du Pennac. Des livres en Français, Anglais, Finnois, Portugais. De la fiction, de la fantaisie, de la philosophie, des mathématiques, des ouvrages de références, des livres pour décorer, des BD. Des livres pour enfants et adultes. Minimaliste mais au final assez varié!
vendredi 1 avril 2016
Invasion d'objets! Quelle angoisse.
Hier était une journée riche en émotions. Après le départ des déménageurs, j'ai pu commencer à fouiller les cartons pour trouver ce qui était le plus important à mes yeux à ce moment là: la bouilloire et le thé. Il faut bien reconnaître qu'après un mois à boire de Kashmir tchai dans de l'eau bouillie à la casserole, je commençais à n'en plus pouvoir de ce thé épicé et je rêvais même des thé en sachets saveur insipide qui auraient été un changement bienvenu.
Heureusement que Marlène de passé avait (presque) bien fait les choses, et tous les cartons contenant le nécessaire à thé étaient bien indiqués, il ne m'a donc pas fallu longtemps pour tout dénicher. Les thé sortis, la bouilloire et mon mug lavés, j'ai pu choisir mon favoris du moment (Kusmi Saint Petersburg pour les curieux) et m'installer sur mon tabouret pour apprécier pleinement cet instant. Un délice.
Cette petite pause savourée, je décide de me remettre au travail et là, la réalisation. La salle de bal qui me plaisait tant avait disparue, à sa place un amoncellement de cartons à la propreté douteuse, des trucs, des bidules, des machins. Partout, dans tous les coins, le désordre rendait l'appartement oppressant, oubliés l'espace, la lumière et les grandes baies vitrées, tout ce que je voyais devant moi était un spectacle déprimant. Tout notre espace de vie était envahit par des trucs, nos trucs certes mais le manque de place était suffoquant. Les humains n'avaient plus de place dans ce salon.
Et là, c'était la panique. J'avais devant moi tous ces objets dont il faut s'occuper, les nettoyer, leur trouver une place, en prendre soin, les remplacer si nécessaire, les sauver en cas d'incendie. Et puis on est ici que temporairement, il va falloir à nouveau les emballer, empaqueter, déplacer, stocker. Tant de responsabilités et de travail pour des objets qui sont sensés nous servir... Est ce qu'il y aurait un adulte dans la salle? :(
Pour éviter de criser complètement, j'ai donc déplacé tous les cartons. Tous stockés dans la première chambre, bien étalés pour faciliter leur accès. J'y perd mon dos mais retrouve ma salle de bal. Grande respiration. On va faire les choses dans l'ordre.
Retrouver l'aspirateur, lui donner un coup de chiffon, retrouver les sacs d'aspirateur, les différents embouts. Tout ça n'est pas trop difficile et me permet de faire le ménage. Après je met en place le canapé que l'on avait disposé de manière à en faire un lit, d'ailleurs, je peut à présent faire le lit dans la chambre, dénicher les draps, les aérer. Retrouver les couettes. Les aérer. Faire le lit. La chambre est vite prête voilà une nécessitée comblée.
On retourne dans le salon. Ma malle est bien placée en face du canapé servant d'espace de stockage et de table basse. Elle a bien résisté au déménagement mais d'un autre coté, vu son état puisque j'ai décidé de la garder dans son jus au lieu de la rénover, un accroc de plus ou de moins ne se verrait pas.
J'ai une étagère que je traîne depuis mon appart à Denfer. En bois brut, son avantage est de n'avoir besoin d'aucun outils pour la monter, celle là je savais quoi en faire bien avant son arrivée, elle sera dans la cuisine pour toutes les plantes aromatiques que je compte avoir. Sans outils ok. Mais par contre il faut de la force dans les mains. Impossible de placer parfaitement le dernier pied, tant pis, ça ne se voit pas. Enfin, Miklos n'a rien remarqué.
On a de quoi dormir, de quoi s’asseoir et ensuite? De quoi a t'on vraiment besoin. D'une table pour manger et des chaises. Les chaises c'est facile, j'ai juste à leur donner un coup de chiffon. La table est en deux morceaux, pareil coup de chiffon. Je met en place la structure des pieds et vais pour placer la planche.
Bah, où ils sont les vis?
Je vérifie ma liste des contenus des cartons. Pas de mention des vis de la table.
Oops.
C'est en traînant les pieds que je me dirige vers la première chambre. Je sais exactement ce que je vais devoir faire et cela ne m'enchante pas. Je vais devoir ouvrir et fouiller chacun des cartons pour trouver ces vis. Je le sent mal. Armée d'un couteau, j'éventre tout ce qui est en face de moi.
Pas de vis...
Je suis au bord de la crise de nerf et j'imagine le pire. Est ce qu'on aurait oublié de les emballer? Ou alors juste scotchés sur la table et ce serait tombé pendant le transport, est ce que l'on va devoir trouver d'autre vis? Est ce que ce sont des vis standards de toute façon? Bref, l'un dans l'autre, j'essaye de me raisonner, les vis ne peuvent être QUE dans un carton. Je me remet à fouiller une nouvelle fois.
Toujours rien...
Miklos arrive sur ces entrefaites, admire le coin salon, est horrifié par le bordel dans la chambre #1. Je lui explique mes mésaventures. Que Marlène du passé n'est qu'une idiote qui n'est pas fichue de noter convenablement le contenu des cartons surtout quand il s'agit d'un truc important. Miklos réfléchit, sans doute au fait de devoir vivre avec quelqu'un d'aussi stupide et au sens de sa vie sur terre.
- Mais en fait, je crois que c'est moi qui ai rangé les vis de la table dans un des cartons que j'ai fait.
Bon d'accord, on a un indice, ça s'arrange. Quel carton? Trop longtemps, il s'en rappelle plus. Arg. Retour à la case de départ.
Et bien, il va aider à fouiller pour la troisième fois les cartons à la recherche des mystérieuses citées d'or. Ou des vis. J'en viens à penser que nous avons autant de chance de trouver l'un que l'autre. Comme le monde a un sens précieux de l'ironie, c'est dans l'avant avant dernier carton que Miklos a trouvé les fameuses vis, bien cachées sous un tissus opaque. Joie, on peut enfin avoir une table!
Et on en profite immédiatement pour fêter ça. Notre premier repas assis à table et pas à moitié sur le canapé ou debout dans la cuisine. Le tout avec vue sur le jardin. C'est la fin du camping, on est vraiment chez soi!
Après le repas, Miklos en profite pour monter la bibliothèque que l'on place juste à coté du canapé. Il reste de la place sur le mur du fond, parfait pour le piano. Voilà notre salon est prêt, la chambre également. La salle de bain l'était depuis notre arrivée. Je n'ai pas l'impression qu'on ait besoin de grand chose d'autre, on a déjà l'impression de baigner dans le luxe.
Mais alors... On fait quoi de tout le reste?
Heureusement que Marlène de passé avait (presque) bien fait les choses, et tous les cartons contenant le nécessaire à thé étaient bien indiqués, il ne m'a donc pas fallu longtemps pour tout dénicher. Les thé sortis, la bouilloire et mon mug lavés, j'ai pu choisir mon favoris du moment (Kusmi Saint Petersburg pour les curieux) et m'installer sur mon tabouret pour apprécier pleinement cet instant. Un délice.
Cette petite pause savourée, je décide de me remettre au travail et là, la réalisation. La salle de bal qui me plaisait tant avait disparue, à sa place un amoncellement de cartons à la propreté douteuse, des trucs, des bidules, des machins. Partout, dans tous les coins, le désordre rendait l'appartement oppressant, oubliés l'espace, la lumière et les grandes baies vitrées, tout ce que je voyais devant moi était un spectacle déprimant. Tout notre espace de vie était envahit par des trucs, nos trucs certes mais le manque de place était suffoquant. Les humains n'avaient plus de place dans ce salon.
Et là, c'était la panique. J'avais devant moi tous ces objets dont il faut s'occuper, les nettoyer, leur trouver une place, en prendre soin, les remplacer si nécessaire, les sauver en cas d'incendie. Et puis on est ici que temporairement, il va falloir à nouveau les emballer, empaqueter, déplacer, stocker. Tant de responsabilités et de travail pour des objets qui sont sensés nous servir... Est ce qu'il y aurait un adulte dans la salle? :(
Pour éviter de criser complètement, j'ai donc déplacé tous les cartons. Tous stockés dans la première chambre, bien étalés pour faciliter leur accès. J'y perd mon dos mais retrouve ma salle de bal. Grande respiration. On va faire les choses dans l'ordre.
Retrouver l'aspirateur, lui donner un coup de chiffon, retrouver les sacs d'aspirateur, les différents embouts. Tout ça n'est pas trop difficile et me permet de faire le ménage. Après je met en place le canapé que l'on avait disposé de manière à en faire un lit, d'ailleurs, je peut à présent faire le lit dans la chambre, dénicher les draps, les aérer. Retrouver les couettes. Les aérer. Faire le lit. La chambre est vite prête voilà une nécessitée comblée.
On retourne dans le salon. Ma malle est bien placée en face du canapé servant d'espace de stockage et de table basse. Elle a bien résisté au déménagement mais d'un autre coté, vu son état puisque j'ai décidé de la garder dans son jus au lieu de la rénover, un accroc de plus ou de moins ne se verrait pas.
J'ai une étagère que je traîne depuis mon appart à Denfer. En bois brut, son avantage est de n'avoir besoin d'aucun outils pour la monter, celle là je savais quoi en faire bien avant son arrivée, elle sera dans la cuisine pour toutes les plantes aromatiques que je compte avoir. Sans outils ok. Mais par contre il faut de la force dans les mains. Impossible de placer parfaitement le dernier pied, tant pis, ça ne se voit pas. Enfin, Miklos n'a rien remarqué.
On a de quoi dormir, de quoi s’asseoir et ensuite? De quoi a t'on vraiment besoin. D'une table pour manger et des chaises. Les chaises c'est facile, j'ai juste à leur donner un coup de chiffon. La table est en deux morceaux, pareil coup de chiffon. Je met en place la structure des pieds et vais pour placer la planche.
Bah, où ils sont les vis?
Je vérifie ma liste des contenus des cartons. Pas de mention des vis de la table.
Oops.
C'est en traînant les pieds que je me dirige vers la première chambre. Je sais exactement ce que je vais devoir faire et cela ne m'enchante pas. Je vais devoir ouvrir et fouiller chacun des cartons pour trouver ces vis. Je le sent mal. Armée d'un couteau, j'éventre tout ce qui est en face de moi.
Pas de vis...
Je suis au bord de la crise de nerf et j'imagine le pire. Est ce qu'on aurait oublié de les emballer? Ou alors juste scotchés sur la table et ce serait tombé pendant le transport, est ce que l'on va devoir trouver d'autre vis? Est ce que ce sont des vis standards de toute façon? Bref, l'un dans l'autre, j'essaye de me raisonner, les vis ne peuvent être QUE dans un carton. Je me remet à fouiller une nouvelle fois.
Toujours rien...
Miklos arrive sur ces entrefaites, admire le coin salon, est horrifié par le bordel dans la chambre #1. Je lui explique mes mésaventures. Que Marlène du passé n'est qu'une idiote qui n'est pas fichue de noter convenablement le contenu des cartons surtout quand il s'agit d'un truc important. Miklos réfléchit, sans doute au fait de devoir vivre avec quelqu'un d'aussi stupide et au sens de sa vie sur terre.
- Mais en fait, je crois que c'est moi qui ai rangé les vis de la table dans un des cartons que j'ai fait.
Bon d'accord, on a un indice, ça s'arrange. Quel carton? Trop longtemps, il s'en rappelle plus. Arg. Retour à la case de départ.
Et bien, il va aider à fouiller pour la troisième fois les cartons à la recherche des mystérieuses citées d'or. Ou des vis. J'en viens à penser que nous avons autant de chance de trouver l'un que l'autre. Comme le monde a un sens précieux de l'ironie, c'est dans l'avant avant dernier carton que Miklos a trouvé les fameuses vis, bien cachées sous un tissus opaque. Joie, on peut enfin avoir une table!
Et on en profite immédiatement pour fêter ça. Notre premier repas assis à table et pas à moitié sur le canapé ou debout dans la cuisine. Le tout avec vue sur le jardin. C'est la fin du camping, on est vraiment chez soi!
Après le repas, Miklos en profite pour monter la bibliothèque que l'on place juste à coté du canapé. Il reste de la place sur le mur du fond, parfait pour le piano. Voilà notre salon est prêt, la chambre également. La salle de bain l'était depuis notre arrivée. Je n'ai pas l'impression qu'on ait besoin de grand chose d'autre, on a déjà l'impression de baigner dans le luxe.
Mais alors... On fait quoi de tout le reste?
Inscription à :
Articles (Atom)











